Quel navigateur bloque l'accès local, et depuis quelle version ?

Depuis fin 2025, les navigateurs empêchent progressivement une page web de joindre un programme installé sur votre propre ordinateur. C'est ce mécanisme qui fait cesser l'impression des tickets sur les caisses en ligne. Cette page tient à jour, version par version et date par date, l'état réel du déploiement — avec les sources officielles.

📅 Dernière vérification : 2 septembre 2026, sur les notes de version officielles des éditeurs (liens en bas de page). Nous re-vérifions cette page à chaque nouvelle version majeure.

Le tableau de référence

NavigateurBloque ?Depuis la versionDateCe qui est concerné
Google ChromeOui14228 oct. 2025 Requêtes fetch et XHR d'un site public vers une IP locale ou l'adresse de bouclage (127.0.0.1, localhost), derrière une demande d'autorisation.
Google Chrome (extension)Oui1477 avr. 2026 WebSocket, WebTransport et navigations via WindowClient.navigate() s'ajoutent aux restrictions de la 142.
Microsoft EdgeOui143.0.3650.664 déc. 2025 Mêmes restrictions que Chrome (moteur Chromium commun), activées par défaut. Des stratégies d'entreprise permettent d'autoriser des sites précis.
Mozilla FirefoxOui15321 juil. 2026 « Les restrictions d'accès au réseau local sont désormais activées par défaut pour tous les utilisateurs » : Firefox demande une autorisation avant qu'un site ne joigne un appareil du réseau local ou un service de votre machine.
BraveOui1.54 (avant Chromium)2023 Brave bloquait déjà les requêtes vers localhost depuis un site public via son propre mécanisme d'autorisation, antérieur à celui de Chromium, qu'il aligne depuis.
OperaVariableselon la base Chromium Opera suit Chromium avec du retard : le blocage arrive avec la mise à jour de sa base. À vérifier version par version — voir la méthode ci-dessous.
SafariAutrement Pas d'implémentation identique à ce jour, mais macOS 15 et suivants imposent au niveau du système une autorisation « réseau local » aux applications, navigateur compris : l'effet pratique peut être le même.

La chronologie

Le fait qui change tout : il n'y a plus de navigateur refuge. Jusqu'au 21 juillet 2026, basculer une caisse sur Firefox dépannait — nous l'avons nous-mêmes écrit sur ce site. Ce n'est plus vrai. Les trois principaux navigateurs appliquent désormais la restriction par défaut. Ce n'était pas une bizarrerie de Chrome : c'est une évolution de fond du Web, que tous les éditeurs adoptent.

Comment vérifier vous-même, sur votre poste

Le numéro de version de votre navigateur se lit dans son menu « À propos ». Mais le plus simple reste de mesurer directement l'effet plutôt que la version : notre testeur gratuit tente en direct de joindre votre propre ordinateur depuis cette page et vous montre le résultat en quelques secondes. C'est la même opération que celle qu'effectue votre logiciel de caisse au moment d'imprimer.

Pourquoi les navigateurs font-ils cela ?

Parce qu'un site web malveillant pouvait, en silence, aller sonder et attaquer les appareils de votre réseau : box, routeur, caméras, imprimantes, services ouverts sur votre machine. En imposant une autorisation explicite, les navigateurs referment cette porte. La mesure est légitime ; son effet collatéral sur les caisses qui impriment via un utilitaire local ne l'est pas moins — et il n'a pas été anticipé par la plupart des éditeurs de logiciels de caisse.

Ce que cela implique pour votre caisse

Si votre logiciel de caisse fonctionne dans le navigateur et imprime via un petit programme installé sur le poste, la mise à jour du navigateur suffit à casser l'impression, sans que rien n'ait changé chez vous. C'est pour cela que la panne survient « au hasard », boutique par boutique : elle suit le calendrier de mise à jour de chaque poste.

Le blocage vivant dans le navigateur, c'est là qu'il faut rétablir le passage. Les extensions de navigateur ne sont pas soumises à cette restriction : c'est la voie qu'emprunte notre solution.

Voir la solution → Tester mon poste gratuitement

Sources officielles

Les dates de Brave, Opera et Safari reposent sur des sources secondaires concordantes et sont signalées comme telles dans le tableau ; nous ne les présentons pas au même niveau de certitude que celles issues des notes de version officielles ci-dessus.